Sujet : Suhiko chambre 402 (attention yaoi)
Jeremy Schecter
   Posté le 28-06-2006 à 17:45:39   

Bonjour! j'écris une fiction en ce moment, je vous fais passer le chapitre 1 pour connaître vos opinions.

Chapitre 1:

Melody était enfin arrivé à cette auberge qui paraissait accueillante et calme. L’auberge Suhiko. C’était un gigantesque manoir qui apparaissait au garçon aussi imposant qu'une montagne qui avait point de vue sur tout ce qu'il se passait dans le domaine grâce à la hauteur de sa cime. Les murs étaient enduis de vernis qui les lissaient, ils donnaient l'envie étrange de caresser les hautes lattes. Les nombreuses fenêtres circulaires ainsi que la grande porte faisaient penser à un gîte, l’architecture y était très ressemblante. Le garçon s'avança vers l'entrée et en levant la tête, il vit une grande enseigne de bois où était écrit "auberge Suhiko faite de lettres en terre cuite. Quand Melody entra, il se retrouva dans une salle assez grande avec sur la gauche un coin tranquille avec des canapés bleu ciel et une télévision. Quand il tourna sa tête vers la droite, il y aperçut des longues tables en marbre blanc bordées de coquettes chaises de jardins. Le jeune homme s’avança avec mal sous le poids des nombreux bagages qu’il portait seul, il distingua un homme attendant au comptoir qui lisait son journal tout en buvant un café, celui-ci lui rappelait les ours bruns de la montagne, il avait de petits yeux aussi bruns que la teinte de ses cheveux puis fidèle à ces animaux, son museau était long et pointu. Melody s’avança timidement vers lui et l’interpella.
-Excusez-moi ! Monsieur ?
-Oh ! Vous désirez ?
-Je viens ici pour louer une chambre.
Le jeune homme sourit, ce qui était grandement apprécié par son interlocuteur qui lui lança un autre regard dans le quel on pouvait lire qu’il avait besoin d’aide. Un corps aussi frêle avait bien du mal à porter autant de bagages : il tenait dans sa main gauche une grande valise de couleur marron, à son dos était accroché un petit sac d’écolier bleu azur, enfin agrippé à son cou, il portait un sac de voyage banal comme s’il tenait un sac en bandolière. L’homme au comptoir marcha vivement vers Melody pour l’aider à se débarrasser, il posa son journal et se leva brièvement de sa chaise de bois.
-Excusez- moi ! Je vois que vous avez peine à tenir vos bagages, posez-les donc, et je vous aiderai à les monter si vous en avez la nécessité!
Melody les posa péniblement uns à uns et reprit.
-Merci, ces sacs sont un peu lourds pour moi, de plus je les porte depuis que le taxi m’a déposé ici!
Suite à ces mots, il poussa un rire impulsif pour détendre l’atmosphère.
-J’ai oublié de me présenter ! Pardonnez-moi ! Je suis Max Demian ! Je vous souhaite la bienvenue dans l’auberge !
Il regarda le jeune homme plus en détails, sa houppe de cheveux châtain cachait une partie de son large front, ses grands yeux étaient bleus clair. Le regard de Melody avait quelque peu séduit Max, il était plein de sincérité et d’innocence, au premier abord, les gens étaient charmés par cette expression de douceur.
-J’ai des chambres plus fraîches dans une partie de l’hôtel plus précisément dans l’aile nord, pour lesquelles le soleil se lève du côté opposé de la fenêtre, mais si vous préférez être un peu plus au chaud, vous pouvez aller à l’aile ouest et l’aile sud !
-Je... souhaiterais avoir une chambre qui préserve la fraîcheur, si c’est possible bien sûr! Je n'aime pas beaucoup la chaleur, surtout ces chaudes et arides nuits d'été où la chaleur nous empêche de dormir, enfin vous voyez ce que je veux dire?
Un léger sourire sortit des lèvres de Max qui laissait entendre qu’il était d’accord, il se retourna et chercha les clefs de la chambre de Melody.
-Voici ! Vous logez dans la chambre 402 ! C’est le couloir à droite ! N’oubliez pas de vous inscrire sur le cahier !
Melody laissa un sourire à Max qui lui paraissait très accueillant, il prit les clefs avec une petite étiquette rouge et blanche où était indiqué le numéro 402. Il s’enregistra sur un petit cahier vert et indiqua « Melody Stajman, le 02/07/2006 à 18 heures »…




Il monta l’escalier avec peine et arriva alors à la chambre 402, il introduisit la clef dans la serrure et entra dans une somptueuse chambre. Elle était meublée d’un lit deux places où reposait une couette bleue, on y voyait aussi une petite table entourée de trois chaises dont le dossier était fait de marbre blanc. Au coin à la droite de Melody, il y avait un petit espace de détente meublés de deux canapés parallèles bordant une table basse de couleur marron qui était symétrique par rapport aux canapés, elle était aussi vernie que le bois qui murait l’auberge. Il posa ses bagages sur le lit et scruta l’interieur chambre, il partit à la découverte de la salle de bain pour découvrir une pièce plutôt banale et étroite constituée d’une douche d’un WC voisin d’un évier, en levant la tête, on pouvait voir qu’un miroir était pendu. Après s’être installé, Melody se pencha sur le balcon tout en rêvassant, il regardait le ciel d’un air pensif. Le crépuscule était presque tombé et on pouvait apercevoir les premières étoiles. A partir du balcon, on pouvait apercevoir l’immensité du domaine, il y avait une vaste forêt bordée d’un étang dont les dimensions étaient plus modestes. Le jeune rêveur fut tout de suite charmé, il décida donc d’aller marcher autour de cet étang avant d’aller dormir. Il sortit alors et erra dans un sous-bois très coquet, c’était l’endroit rêvé pour que le jeune garçon écrive sa nouvelle histoire, il aimait réfléchir tout en marchant dans la nature, cette activité aidait à l’inspiration du jeune homme, il se mit donc en marche vers l’étang…
Il erra longuement le petit bois jusqu’à arriver à l’étang. Un homme était allongé plus loin, on pouvait observer qu’il était torse nu pendant que sa chemise était par terre à côté de lui. En premier lieu, Melody ne s’en soucia pas outre mesure mais quand il s’approcha, il s’aperçut que le jeune homme parlait dans son sommeil, il avait l’air paniqué et disait qu’il ne voulait plus jamais être seul. Il courut vers lui, en étant inquiet de son état. L’homme était brun foncé, à peu près comme Max sauf que sa crinière de Lion était assez longue et hirsute. Son torse était plutôt musclé mais on voyait apparaître des petites traces rouges. Au contact de Melody qui lui dit
-Hé tout va bien ? Réveille-toi ! Tu parlais dans ton sommeil !
Thomas se réveilla en sursaut et dit d’une voix apeurée :
-Qui êtes-vous ?? Pourquoi m’avez-vous réveillé ??
Melody fut effrayé et vit l’homme gêné qui s’empressa de remettre sa chemise, il avait des grandes cicatrices dans le dos qui ressemblaient à des coups infligés par un fouet.
-Je… pardon je ne voulais pas vous déranger, j’ai juste voulu vous prévenir, pardon, je suis désolé ! Vous parliez dans votre sommeil et… excusez-moi.
Il était trop confus pour continuer son discours, il prit donc la fuite, mais l’homme derrière avait essayé de le rattraper, il se mit donc à la poursuite du jeune garçon effarouché. Ils se mirent à courir jusqu’au sous bois, l’un appelait l’autre pour tenter de le rattraper et l’autre tentait de s’enfuir. A un moment, les mots de l’inconnu parvinrent aux oreilles de Melody, celui-ci s’arrêta en entendant
-Attends, pardon je ne voulais pas te faire peur, s’il te plaît attends-moi !

Melody sentit qu’il avait fait une erreur en s’enfuyant de cette façon, il arrêta alors sa course mais ne voyait pas son prédateur qui était derrière lui à le pourchasser. Il entendait le faible souffle de l’homme derrière lui, il était exalté, peut-être avait-il trop couru… Ou peut-être qu’il a une maladie ? Il avait un peu peur de se retourner par crainte de voir quelqu’un de néfaste, mais il se dit qu’il avait le devoir de se retourner, il s’était enfui sans rien dire pendant que l’autre avait fait l’effort de le rattraper, devait-il lui faire face ? Quand il se retourna, il vit le même homme que tout à l’heure sauf que cette fois, il avait sa chemise, une chemise blanche avec des reflets verts créés par les trèfles dessinés sur le vêtement. Il avait aussi un pantalon en tissu bleu foncé et sans motifs, il regardait Melody d’une façon étrangement rassurante, il était quelque peu heureux de l’avoir retrouvé.
-Hé, pourquoi est-ce que tu t’es enfui comme ça ?!
-Je... je pensais que je vous avais dérangé, vous aviez l'air si gêné, pardon!
-Ce n'est pas que vous m'avez dérangé reprit il, mais c'est que je n'aime pas trop que l'on voit mon dos, je n'ai rien contre vous, je ... enfin j'aimerais bien que vous restiez un peu si cela ne vous dérange pas... au fait je m'appelle Thomas Reeds.
Melody resta bouche bée devant cet homme qui paraissait tenter de réchauffer l’ambiance qui paraissait tendue de base. Il lui sourit, pourquoi souriait-il de cette façon ? Il lui tendit la main, une main qui était bien plus grande que celle de Melody avec des ongles courts. S’il agrippait cette main et allait le rejoindre, que ferait ce Thomas ? Qu’allait-il se passer ? Il apparaissait comme un ange noir aux yeux de l’adolescent l’entourage nocturne était noir, ses cheveux étaient sombres, mais il sentait émaner en lui une sorte de lumière attirante. Une lumière si attirante que Melody agrippa la main de l’inconnu la tête baissée avec une sensation de sécurité.
-Je suis Melody, Melody Stajman.
La timidité maladive du garçon était sous un grand et épais voile mais Thomas avait en quelque façon soulevé ce voile et s’y était caché. Ce dernier lança un sourire réconfortant qui rassura Melody qui hocha la tête de haut en bas pour répondre au généreux geste qu’avait fait la personne en face de lui. Cette action paraissait peut être objectivement banale, mais pour les deux garçon, particulièrement Melody, c’était plus que symbolique. Ils ne se connaissaient même pas, ne s’étaient jamais vraiment parlés, jamais connus, mais en un seul regard, ils sentirent la chaleureuse aura qu’ils dégageaient l’un et l’autre. Ce silence prolongé où se transmettaient toutes les émotions entre les deux garçons avait gêné Thomas qui se mit à rire aux éclats
-Je crois qu’on devrait y aller sinon on ne sera pas rentrés avant demain matin !
Les deux jeunes garçons gardèrent leurs mains serrées l’une contre l’autre tout en marchant. Thomas tourna la tête vers Melody qui paraissait silencieux, il lui lança un regard fier et affectueux mais le jeune homme ne s’en rendit pas compte.
-Excuse-moi, Melody, pourrais-tu me dire ce que je disais dans mon sommeil ?
-Je ne m’en rappelle plus, malheureusement, vous deviez faire un cauchemar.
-Probablement… j’en fais bien souvent
Ils s’assirent et détachèrent leurs mains qui étaient comme soudées Melody vit que la chemise du jeune homme le dérangeait, la sueur cumulée à l’humidité de l’herbe l’avaient mouillé, elle lui collait au corps et l’eau l’avait rendue transparente, à cause de cela, il se grattait et touchait très souvent sa chemise tout en parlant. Quand il jeta un coup d’œil encore une fois à son dos, il aperçut une nouvelle fois les cicatrices de Thomas…
-Vous avez un problème avec votre chemise ?
-Elle me colle au dos à vrai dire, mais je ne préfère pas l’enlever.
-Par pudeur ?
-On peut dire cela.
Melody compris alors qu’il s’interdisait d’ôter sa chemise à cause de ses cicatrices qui étaient fort visibles mais surtout nombreuses, elles parcouraient horizontalement tout le dos de Thomas partant des hanches et allant jusqu’aux épaules, il devait y en avoir une vingtaine. Compatissant, il prit un ton de douceur et sourit.
-Je comprends, si c’est pour vos cicatrices, elles ne font pas de vous un monstre.
Thomas sursauta et se tourna vers lui avec un regard étonné, il donnait l’impression qu’on était entré dans une porte que celui-ci ne voulait pas ouvrir. Face à cette réaction Melody prit un air gêné, il eut peur de sa réaction mais surtout que l’homme se mette en colère ! Cependant l’étonnement de celui-ci n’était pas du à un impression que le jeune homme avait violé son intimité, non c’était probablement la première fois qu’une chose pareille lui venait aux oreilles, ses cicatrices faisaient fuir et dégoûtaient les personnes qui les voyaient, mais lui n’avait aucun problème avec cela. De plus, les mots qui lui parvinrent non seulement aux oreilles, mais également au cœur étaient prononcés d’un manière si douce et sincère, il savait que la personne qui les avait fait parvenir le disait avec tant de sincérité et d’honnêteté que Thomas avait peine à se retenir de pleurer. C’était bien la première fois qu’il voyait un tel garçon avec autant de gentillesse et de bienveillance
-Pour mes cicatrices… Elles ont fait fuir plus de gens que tu ne peux l’imaginer ! Comme si j’avais demandé à les avoir… Mais elles n’ont pas l’air de te gêner à ce que je vois !
-Elles ne me gênent pas, ces gens sont des idiots dans ce cas, pourquoi fuir pour si peu ?
Thomas ne pu s’empêcher de laisser couler une larme, pourquoi avait-il tant de compassion ? Et pourquoi était-il toujours aussi souriant ? Cette attitude était des plus déconcertantes, il avait rêvé de ce moment où quelqu’un lui dirait de tels mots et n’aurait jamais pensé que ce fut Melody, pourquoi lui ?
-Quelque chose ne va pas, Thomas ?
Thomas chercha à dissimuler sa mélancolique joie en lançant un sourire qui tentait de retenir les larmes de ses yeux, mais elles furent en surplus, elles ne purent s’empêcher de couler tout le long de sa joue malgré le fait qu’il se l’interdisait, il baissa vivement la tête en riant tristement. C’est alors que Melody baissa la tête pour le regarder et constater qu’il pleurait.
-Thomas… pourquoi est-ce que tu pleures ? Ais-je dit quelque chose de mal ?
-Non, non n’aie aucune crainte à ce sujet, ce n’est pas ta faute, enfin… c’est la toute première fois que je vois quelqu’un comme toi, on ne m’avait jamais dit les simples mots que tu as prononcé avec une telle expression de sincérité, je ne sais comment te remercier. Tu es vraiment…
Melody s’arrêta un moment extériorisant une expression de surprise, et sans réfléchir aux conséquences approcha ses lèvres de celles de Thomas.
-Je ne peux pas…
Suite à ces mots, il ne put s’empêcher de s’emparer des lèvres si tentantes tant il rêvait de volupté. Ce baiser attendu par Melody était comme un songe, une musique paradisiaque résonnait dans sa tête, le moment qu’il vivait n’était pas réel, la douceur des lèvres qu’il embrassait lui donnaient l’impression d’un songe dans lequel il était prisonnier. Il ne pouvait rien faire pour lutter contre un si doux rêve qui le rendait inapte à tout mouvement. Il eut soudain l’impression momentanée que le temps s’arrêtait de tourner, ce baiser ne dura réellement que quelques secondes mais dans la tête de Melody cet instant n’était pas calculable temporellement. Il se mit alors à pleurer, les larmes qui coulaient n’étaient pas des larmes de tristesse, comment pouvait-il souffrir d’un tel moment de bonheur intense ? Il ne pu canaliser tant d’émotions, et fut submergé par tout ce qu’il ressentait, les larmes permettaient au jeune homme de ne pas devenir fou, de ne pas sombrer dans la démence due à ce raz de marrée d’émotion qui était trop bon pour être inoffensif, ce raz de marée pouvait tout détruire, la seule échappatoire était de le calmer par le biais des larmes salvatrices. Quand ce baiser immortel prit fin, Melody fixa son partenaire avec passion.
-Je t’aime. Je ne peux te l’expliquer, mais il en est ainsi.
Thomas ne soupçonnait à aucun moment qu’il lui prêterait autant d’attention. Il faillit dire « moi aussi » mais ces deux mots étaient bien pauvres, il eut donc l’idée plus appropriée pour son amoureux de chanter, il avait en effet assisté à de nombreux cours de chant hebdomadaires pendant quatre ans. Il avait monté un groupe dans sa jeunesse qui s’appelait « ring » et avait même sorti un disque, cependant celui-ci ne s’est vendu qu’à environ 200 exemplaires, ce qui fut leur motif de séparation


If you want a lover
I'll do anything you ask me to
And if you want another kind of love
I'll wear a mask for you
If you want a partner
Take my hand
Or if you want to strike me down in anger
Here I stand
I'm your man
If you want a boxer
I will step into the ring for you
And if you want a doctor
I'll examine every inch of you
If you want a driver
Climb inside
Or if you want to take me for a ride
You know you can
I'm your man

Thomas admirait le grand Leonard Cohen, il avait bercé toutes ses nuits avec les nombreuses chansons qu’il avait interprété.
-Pendant que tu dormais, tu disais que jamais plus tu ne voulais être seul, qu’on ne devait plus jamais te laisser tout seul. Enfin c’est ce que tu disais, tu veux bien me raconter ton cauchemar ?
Thomas posa délicatement sa main droite pour l’écarter et chercher son regard, soupira d’un effort surhumain et vint s’allonger sur les genoux de Melody.
-Quand j’étais enfant, je faisais un rêve très souvent, chaque fois c’était le même et si ce n’était pas le même, il se présentait de façon différente. J’ai arrêté de le faire il y a deux ans, quand j’ai appris que j’avais un frère. Un frère jumeau à vrai dire ! Et là c’est la première fois que je le refais. Je vois un enfant dos à moi et je crie pour qu’il me voie, mais il marche lentement pour s’éloigner de moi, je ne peux jamais voir son visage. Je cours pour le rattraper mais il arrive toujours à s’enfuir sans moi. Je l’ai appris par la bouche de mon père que je n’ai pas revu depuis. Il s’appelle Sacha, j’ai un frère, un grand frère…
Melody écoutait en regardant son partenaire avec considération, c’était comme s’il avait un grand héros face à lui, il le trouvait tellement beau. Il lui tint une main chaleureuse et compatissante pour embrasser la sienne puis demanda
-Mais que faisait ta mère ?
Thomas lui sourit et serra fort sa petite main contre sa joue.
-Elle est morte, je ne l’ai jamais connue
Melody baissa la tête comme s’il s’inclinait pour s’excuser d’une faute qu’il avait commise, tous ces malheurs l’avait troublé, il savait que Thomas n’avait pas eu une vie facile et pourtant il continuait à vivre debout. Il était si fier.
-Pardon… ça a du être difficile pour toi, j’ai une autre question, d’où proviennent les cicatrices que tu as sur le dos ?
-A la mort de ma mère, mon père s’est marié avec une autre femme, une harpie qui m’a battu. Il a négligé mon bonheur en se mariant avec la première venue qui m’a fait souffrir. Les cicatrices sont les marques des coups de ceinture que j’ai reçu de sa part.
Ayant très mal pour celui qu’on pouvait désormais appeler son amant, Melody vint s’asseoir sur lui en l’enlaçant, il se rapprocha de ses lèvres, les embrassa avec ardeur et sortit les trois mots classique: « Je t’aime ». Cette expression pouvait paraître banale, mais dans les oreilles de Thomas, elle valait toutes les expressions du monde. Melody sentit alors qu’il ne devait pas lâcher Thomas, il avait besoin de bonheur, de réconfort, d’affection, de considération, d’attention, de douceur et d’amour. Mais il n’était plus seul, car le jeune garçon était à ses côtés et ne comptais pas s’en détacher de sitôt, il s’y sentait si bien.
-Je ne t’abandonnerai pas Thomas, jamais.
Thomas lui caressa la joue, il se sentait si bien aux côtés de Melody, il ne voulait plus jamais quitter ses bras, il désirait plus que tout que jamais la douce mélodie de sa voix ne s’éteigne, que la douceur de sa peau ne disparaisse et que la beauté de son regard ne se ferme. Ce devait être pour chacun des deux la plus belle nuit de leur vie. Une nuit où le monde s’était arrêté de tourner, tout était calme, on voyait la lueur des milliers de lucioles briller de mille feux dans les bois. Le petit clapotis de l’eau qui venait s’échouer sur la rive ainsi que les sons émis par la faune locale donnaient un concert harmonieux à l’évènement que toute la nature fêtait. Les crapauds en recherche d’une femelle croassaient, les grillons par centaine faisaient grincer en rythme leurs ailes, les poissons sautaient de l’eau laissant un petit clapotis et le vent soufflait en laissant un son apaisant. C’était comme si tous les animaux et les éléments venaient souhaiter la bienvenue aux deux jeunes hommes tout était à sa place, la nature les accueillait à bras ouverts.
Les deux amants blottis l’un contre l’autre écoutèrent ce concert silencieusement, et quand la nature eut fini, ils décidèrent de rentrer dans l’auberge. Silencieusement ils se levèrent et main dans la main firent le chemin inverse, ils retraversèrent le sous bois où les lucioles éclairaient toujours le bois de plein feu, au loin un autre couple marchait dans la direction opposée. Au loin, l’auberge toujours aussi imposante se dressait devant les deux garçons…

Message édité le 28-06-2006 à 19:36:03 par Dokumi_The_meme
Dokumi_The_meme
   Posté le 28-06-2006 à 18:57:37   

J'ai déplacé ce sujet ici.
Je lirai ton histoire surement demain ^^
Mais j'aimerai que tu te présente merci
Dokumi_The_meme
   Posté le 28-06-2006 à 19:35:36   

Erf finalement je la lis maintenant XD

Bon allez les critiques :

Il y a parfois des répétitions qui sont un peu trop présentes du genre « s’avança » mais bon je sais que parfois c’est difficile à trouver d’autre mot et je suis la première à faire des répétitions.

Ensuite ... tes phrases sont trop longues ce qui empêche une bonne compréhension de réçit. Et puis de petites phrases donnent plus de pèche, plus sensations, plus d’action ... C’est plus agréable. (Enfin ça, ça dépend des goûts)

Après ... Pitié aère ton texte lol C’est pas très agréable de lire de gros paragraphes lol (je comprend les profs lol)

Après il y a des enchaînements et des emplois de mots bizarres ou qui ne collent pas trop.

Un ptit ex :

« Le jeune homme sourit, ce qui était grandement apprécié par son interlocuteur qui lui lança un autre regard dans le quel on pouvait lire qu’il avait besoin d’aide »

Là par exemple tu aurais mieux fait d’écrire :

« Le jeune homme sourit, ce qui plut à son interlocuteur. Celui-ci lui lança un autre regard. Il comprit que l’homme qui était en face de lui avait besoin d’aide. »



Bon après les critiques, ce qui va bien :

Tu fais beaucoup de description qui ne sont pas lourdingues ! Et ça c’est bien ! D’habitude on s’ennui toujours en lissant ça, mais là ça va ^^.

L’histoire est intéressante ! Je veux la suite Y-Y



Euh par contre ... j’ai rajoutée « (yaoi) » dans le titre ... parce que y’en a peut être qui n’aime pas ça (on sait jamais lol).
Jeremy Schecter
   Posté le 29-06-2006 à 12:02:29   

Ben c'est gentil, je vous envoie le chapitre 2!



Tous deux avaient marché tout le long du sous bois en se tenant la main, tout était calme et paisible autant dans le petit bois peuplé d’insectes divers que dans le cœur des deux garçons. Ils étaient tellement obsédés par leur bonheur qu’aucun mot ne sortit de leur bouche, leur bien-être auquel ils pensaient tant leur coupa toute habilité à parler. La bulle de bonheur qui les entourait était presque visible à l’œil nu, ils avaient tous deux un petit sourire niais qui les rendait quelque peu ridicule, leur regard vide qui se perdait dans leurs pensées et leurs mains soudées l’une à l’autre donnait inévitablement une indication sur leur union. Ils se tinrent quelques instants plus tard devant la porte de la chambre 402, Melody sortit la petite clé qu’il avait reçu à l’accueil et l’introduit à nouveau dans la serrure comme il l’avait fait trois heures auparavant. La dernière fois qu’il avait fait ce geste, sa vie n’était pas du tout la même, en trois simples heures, son existence avait à jamais changé, cet heureux évènement l’avait totalement transformé, avant de connaître Thomas, il n’avait personne à qui confier son âme et son corps entier alors qu’en l’espace de trois heures il trouva cette personne grâce à un seul regard. La chambre de Melody était en désordre, on pouvait voir toutes ses affaires éparpillées dans les quatre coins de la chambre, un bermuda recouvrait la table de nuit, le reste des vêtements étaient étalés sur les canapés ; ensuite, ses affaires de cours étaient posées en tas sur le lit et le reste de ses bien devait se trouver quelque part dans la pièce. Le jeune homme, ne s’attendant pas à inviter quelqu’un dans sa chambre lâcha la main de Thomas et s’empressa de tout ranger tout en poussant des gémissements causés par la gêne de la situation.
-Pardon ! Je ne pensais pas que quelqu’un viendrait dans ma chambre, je suis vraiment désolé !
Thomas ferma la porte et se mit à rire bêtement tout en voyant le jeune garçon qui rangeait ses affaires, c’était plutôt comique sachant que sa chambre qui était voisine à celle de Melody était dans un état similaire.
-Ce n’est rien ! Ne fais pas attention à ce genre de détails ! Regarde, je suis avec toi en ce moment même, on ne pourrait rêver mieux !
Melody s’arrêta et s’agenouilla tout essoufflé. Il se redit compte que son comportement pouvait paraître idiot donc il poussa le tas de cahiers et le fit tomber au sol puis il se mit à rire. Thomas s’avança vers lui, posa délicatement les mains sur ses épaules et avança la tête du jeune homme sur sa poitrine tout en le recouvrant de ses bras. Tous deux fermèrent leurs yeux pendant un moment en souhaitant que ce moment soie éternel, ils ne manquaient de rien, ils ne demandaient rien de plus, l’un voyait en l’autre son équilibre, sa vie et son espoir. Quand ils eurent fini quelques minutes plus tard, ils se détachèrent difficilement l’un de l’autre.
-Ma chemise me colle encore à la peau et j’ai un peu transpiré, j’aimerais prendre une douche… avec toi.
Suite à ces mots, Melody ne savait que répondre face à cette invitation non pas alléchante, mais celui-ci était doté d’une pudeur maladive et s’imposait de strictes limites, il hésita longuement. Allait-il accepter de se mettre nu devant lui, briser sa pudeur, lui témoigner sa confiance et son amour ? Cependant, sa timidité l’empêchait d’approuver, il savait qu’il serait mal à l’aise devant lui.
-Je ne préfère pas, je suis assez pudique et je ne pense pas être à l’aise en étant tout nu. Pardon
Thomas savait à quoi s’en tenir, il avait bien vu que son nouveau petit ami était mal à l’aise vis-à-vis de cette action, il n’insista donc pas, il embrassa délicatement le front de Melody et partit seul vers la salle de bains.

Pendant que son amoureux se lavait, le jeune garçon se jeta sur le lit et rêvassa. C’était le seul moment de bonheur où il était seul, il se sentait si libre qu’il pouvait déjà voler aux côtés des oiseaux migrant vers des contrées chaudes survolant tous les paysages, maître du ciel. Quand il sentit que Thomas avait fini, il se faufila doucement dans la salle de bains où on ne pouvait distinguer qu’une grande silhouette dans toute la vapeur d’eau. Celle-ci enveloppait le corps de l’homme qui était face à lui, on distinguait de longs cheveux mouillés qui descendaient vers un dos lacéré, il avait de si jolies fesses… elles étaient rondes et minces puis en parfaite symétrie avec ces jambes droites et lisses. Melody entoura ses mains sur la taille de ce corps qu’on ne pouvait discerner, puis il posa sa tête sur son dos et sentit les cicatrices. C’était la première fois qu’il sentait la souffrance de ces traces lui sauter à la gorge, il ne put s’empêcher d’y poser les lèvres. La personne qui se tenait devant l’évier stoppa sa séance de rasage et se retourna vers Melody, il vit le visage de la personne qu’il aimait le regardant avec tant d’amour. Il le prit alors dans ses bras négligeant le fait qu’il était totalement nu, le jeune homme embrassa le corps de son partenaire dénudé sur tout le long de son torse et s’arrêta au nombril. Thomas prit plaisir à cet acte, il poussa une inspiration de surprise, il était excité rien qu’à l’idée d’avoir une relation sexuelle avec Melody, il ne pensait qu’à cet instant. C’est alors que, sans se rhabiller, il prit son partenaire dans ses bras et avança vers le lit. Melody fit allonger Thomas sur le lit et s’assit sur ce dernier, il recouvrit leur corps d’une fine couette puis s’allongea sur lui en posant la tête sur son estomac. Son compagnon retenait la forte envie qu’il avait de prendre fougueusement Melody, il dut donc laisser faire ce dernier. Cependant il sentit sa bouche descendre légèrement jusqu’à son entre cuisse, il avait osé le faire, il s’était risqué à faire ce que son partenaire de chambre attendait tant, il avait peine à croire ce qu’il était en train de vivre sur ce moment précis, toute la timidité et toutes les limites qui entravaient les actions du jeune homme étaient levées. Le voile qui arrêtait le garçon s’était levé temporairement, juste pour cet instant si intime qu’il vivait. Thomas eut un long gémissement de plaisir, il ferma les yeux en tremblant de tout son corps, il eut tellement d’effet qu’il poussa un long cri échappé. Melody releva la tête et vint se reposer sur son partenaire qui était encore tout agité de cet évènement qui l’avait déboussolé. Ils restèrent quelques minutes ainsi et Thomas, qui n’avait pas mangé depuis midi eut un de ces accidents qui gâche quelque peu le moment romantique, son estomac fit un bruit indéfinissable puis rougit comme une pivoine suit à cet incident qu’il regrettait, il avait peur des représailles de l’auditeur du concert stomacal. Melody se enleva la couette de son corps et le fixa amoureusement puis lui sauta au cou.
-Je suis même fou amoureux de tes grognements de ventre
Thomas éclata de rire pour subtilement changer de sujet et relâcher sa gêne, c’était rare qu’il oublie de se contrôler et là il n’y pensait plus du tout, cette situation le mettait dans l’embarras.
-On peut aller manger quelque chose si tu es d’accord ? Parce que je n’ai pas mangé depuis ce midi, et mon ventre vient de te le prouver.
-C’est comme tu veux, de toute façon je ne suis pas à l’unanimité, j’ai ton estomac et toi contre mon petit corps frêle ! Mais si tu veux y aller je crois que tu devrais t’habiller !
Thomas rit à nouveau et serra fort Melody contre son corps en fermant délicatement les yeux.
-Je t’aime, Melody
Ce dernier ne répondit rien, il n’en avait pas la nécessité, son regard irrésistiblement doux et affectueux s’étaient chargé de lui faire parvenir ses sentiments. Après s’être rhabillé, Thomas prit la main de son amant et tous deux marchèrent vers le restaurant du rez-de-chaussée pour aller y commander un dîner.

Melody se posait toujours des questions sur les origines de Thomas, il se demandait ce qu’il s’était vraiment passé dans son enfance, il décida alors de tenter une approche pendant le dîner. Ils entrèrent dans une magnifique pièce meublée de petites tables magnifiquement décorées d’argenterie impeccable et de nappes blanches très coquettes. On pouvait y voir une grande partie des pensionnaires de l’auberge manger paisiblement, l’ambiance restait calme dans l’ensemble. ils s’assirent tous deux face à face et commencèrent à examiner les menus.
-Tu as déjà revu ton frère jumeau ?
-Tu sais, nous ne nous ressemblons pas du tout, nous ne sommes pas si ressemblants, nous sommes de faux jumeaux. Cependant je n’ai jamais vu mon frère, nous ne sommes pas nés le même jour, je suis né le 25 décembre dans les environs de 23 heures 55 puis Sacha est né vers minuit 05.
-Sacha ? Sacha Reeds ? Mais je ne t’ai pas encore demandé ton âge, tu as quel âge exactement ?
-J’ai vingt cinq ans et demi. Et toi quel est ton âge exact ?
Melody eut une expression de surprise, il ne s’attendait pas à ce que son tout premier amour soit aussi vieux.
-J’ai seize ans et demi, je suis né le 14 septembre. Mais pour en revenir à ton frère, il s’appelle toujours Sacha Reeds ?
-Je pense qu’il s’appelle toujours comme cela, mais je ne l’ai jamais revu et puis c’est de l’histoire ancienne, buvons à notre bonheur !
Melody, toujours curieux de cette affaire baissa la tête et afficha un air pensif
-Tu as raison, je crois.
Tous deux commencèrent à regarder le menu chacun de leur côté puis Melody fut pris d’une soudaine envie de faire un numéro de séduction à son interlocuteur, il ôta donc discrètement sa chaussure et glissa son pied en dessous la table. Il chercha alors le pied de Thomas qui était posé à terre et y glissa doucement le sien dans son pantalon puis caressa doucement sa jambe droite. Ce dernier, qui ne savait plus où trouver refuge pour se cacher, dissimula son embarras en posant le menu devant sa tête pour éviter le regard de Melody.
-Euh je… je prendrais bien la salade euh composée elle m’a l’air très appétissante tu ne trouves pas ?
Le garçon baissa le papier et lança à son partenaire un regard menaçant
-Tu… enfin je ne suis pas très à l’aise face à ce genre de situation enfin je suis euh… pardon…
Avant même qu’il n’eut fini, le serveur vint leur demander la commande, Melody commanda une assiette de salade avec une glace à la fraise et Thomas fut tenté d’avantage par une assiette de poulet avec des flocons d’avoine, il appelait cela le «plat des champions ». Quand ils eurent fini leur repas, ils remontèrent dans la chambre 402 toujours main dans la main.


La porte s’ouvrit délicatement une nouvelle fois et les deux tourtereaux s’infiltrèrent discrètement dans la pièce et fermèrent la porte. A partir de maintenant, ils avaient la nuit devant eux pour vivre leur première alchimie, l’un comme l’autre était préparé à cet instant, surtout Melody qui allait faire l’amour pour la toute première fois. Ils ôtèrent rapidement leurs vêtements sans arrêter de s’embrasser et se jetèrent dans le lit enveloppés encore une fois de leur couverture. Thomas était allongé et tenait son partenaire sur lui tout faisant une inspection respective des amygales de l’autre à en faire rougir un médecin. Thomas avait ses mains posées sur les fesses de Melody qui était allongé sur lui et quand ils eurent fini de s’embrasser, ce dernier se reposa sur le torse de son amoureux durant quelques minutes.
-Tu es né dans quelle ville ?
-Hum je suis né dans la ville de Dijon avant que mon père ne se remarie.
-Oh, et tu te rappelles du nom de la maternité dans laquelle tu es née ?
-Elle s’appelait la roseraie, pourquoi cette soudaine question ?
-Non, ce n’est rien, je suis juste curieux.
C’est alors quand les voix se turent et sous cette nuit étoilée que Thomas savait que Melody était la personne qu’il aimait, ce dernier étant allongé sur lui, près de son corps, ce moment utopique conduisait ce grand rêveur qu’était Thomas dans un autre monde, un monde où seul lui et la personne qu’il aimait résident. Un monde sans peine, un monde sans souffrance… il ne voulait jamais être séparé de son amant. Ce moment était trop intense qu’il n’imaginait pas une seule seconde se séparer de ce sentiment cependant, il se demandait si Melody ressentait la même chose.
-J’aimerais que ce moment ne s’arrête jamais, t’avoir allongé sur moi de cette façon en permanence, je ne me sens bien qu’avec toi.
Le jeune homme attendait une réponse de son partenaire, mais ce dernier resta silencieux, il ne fit aucun mouvement. Au début, Thomas était inquiet et plutôt curieux, mais il remarqua alors que Melody, qui avait passé une nuit éprouvante s’était endormi comme une masse. Il sourit alors et ne voulait pas réveiller son amoureux de peur de briser la magie de l’instant paradisiaque qu’il vivait, il n’avait jamais vécu un tel bonheur, il n’avait pas besoin de le réveiller, le seul fait que son corps soit collé au sien lui suffisait. Cette nuit-là, Thomas ne dormit pas beaucoup, le contact de la peau de Melody était trop doux pour pouvoir se permettre de s’endormir, il resta dans cette bulle de bonheur toute la nuit jusqu’à ce que Morphée aie raison de lui. Le matin, Melody se réveilla dans les alentours de 7 heures du matin alors que Thomas dormait toujours avec une expression si sereine au visage. Il ne souriait pas et affichait une expression de froideur et d’insouciance que Melody admirait, il paraissait si sur de lui-même… Melody se leva alors discrètement pour se rhabiller puis continua à regarder le visage de Thomas avec regret. Il allait faire quelque chose de très important. Il empoigna un bout de papier et un crayon de bois et se lança dans l’écriture d’une lettre.


Cher Thomas Le 03/07/06 à 7h32

Je sais que lorsque tu liras cette lettre, tu seras mort d'inquiétude, j'aurais aimé passer mon premier matin dans tes bras, mais je dois partir, je ne sais pas combien de temps, mais je dois partir, je t'en prie reste dans l'auberge jusqu'à mon retour. Je ne t'ai pas abandonné, oh non, je t'aime trop pour cela tu es la chose la plus précieuse que j'ai en ce monde, sache-le! Je ne t’ai ni réveillé ni expliqué les raisons de mon départ car tu m’aurais empêché de faire ce que j’avais à faire, mais tu les sauras quand je serai revenu. Surtout ne t'inquiète pas et je t'en supplie, ne m'en veux pas, oh non car sans toi, ma vie n'est plus rien, je t'aime trop pour pouvoir te perdre! Si tu n'étais plus avec moi, j'en mourrais ! Comprends-moi au moins, je t’en prie j’implore ton pardon je ne veux en aucun cas perdre la magie que j’ai vécu à tes côtés en cette soirée qui a été pour moi toute ma vie vu que je n’imagine pas ma vie sans que tu soies là. Attends mon retour et par pitié ne m'en veux pas, par pitié continue à m'aimer autant que je t'aime! Je t'aime, et il n'y a rien de comparable à tout ce que je peux ressentir pour toi, je t'aime tellement plus que ma propre vie...

Pardon...

Melody Sztajman


Il rangea le stylo dans sa trousse et laissa la lettre sur la table et s’avança vers la porte. Juste avant de sortir, il se retourna mais c’était trop dur pour lui de quitter Thomas, il l’aimait trop, ce départ déchirait son cœur et le laissait éparpillé dans un monde sans lumière loin de la lueur qui faisait vivre son âme, cette lueur s’appelait Thomas Reeds. Il ne savait pas qu’il allait être seul, il dormait sans se soucier de rien, cette action faisait culpabiliser le jeune écrivain mais il sentait qu’il devait le faire. Cette séparation n’était pas définitive, mais il était évident que son petit ami serait paniqué à la vue de cette lettre, ce qui le rendait malheureux à en mourir, ce voyage seul allait être très difficile. Melody pressa la poignée de la porte où était indiqué le numéro 402 et sortit en larmes…
Jeremy Schecter
   Posté le 30-06-2006 à 09:32:52   

Voulez le chapitre 3? ^^
Dokumi_The_meme
   Posté le 30-06-2006 à 09:43:41   

erf j'ai pas encore lu le chapitre 2 -_-" Ils sont longs à lire ^^" (enfin surtout le premier lol)
 
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